L’écologie fait écho avec Gabriel Nève

Présentation de Gabriel Nève

Je suis maître de conférences à l’Université d’Aix-Marseille, et je mène des recherches dans l’écologie, en particulier sur des insectes. 

Présentation de l’activité au sein de Polly Maggoo

L’activité qui était proposée, dans le cadre de Lecture par Nature, c’est une déambulation (terme d’Hendrik Sturm). Que l’on pourrait appeler tout simplement une balade commentée. Elle se serait faite en collaboration avec Hendrick, artiste performeur, et Solvi Ystad, une spécialiste bioacoustique. Mon rôle là-dedans aurait été d’apporter un peu l’œil d’un écologue sur le milieu sonore dans lequel on se trouve. Et de voir quels sont les bruits et sons que l’on entend, en particulier ceux émis par des insectes, des oiseaux et d’autres espèces. 

Pourquoi participer à Lecture par Nature ? 

Ça découle aussi d’une collaboration depuis quelques années avec Polly Maggoo, une association qui s’occupe de cinéma-scientifique. Dans lequel je participe régulièrement à la projection de films et à des interactions avec le public dans ce cadre-là. Ici c’est un peu différent, il n’y a pas de cinéma. Mais j’avais une action sur le terrain, qui est encore une occasion d’aller à la rencontre du public et de partager dans ce cadre-là. C’est ça qui m’avait intéressé. Et en plus, d’un point de vue pratique, Cuges-les-pins ce n’est pas très loin de chez moi donc c’est facile aussi.

J’ai déjà participé à d’autres activités avec Polly Maggoo dans le cadre d’une promenade commentée à Marignane il y a quelque années (2 ans je crois). Et ça avait eu beaucoup de succès donc j’ai voulu continuer car ça se passe bien.

Avec la pandémie actuelle, comment gérez-vous la situation ? Est-ce que vous vous adaptez ? Et concernant les activités initialement prévues ?

La balade prévue à Cuges-les-pins est reportée au printemps. Quelque part moi ça m’arrange bien, car dans mon domaine il y aura plus d’activités sonores au printemps qu’à la fin novembre. Mais bon évidemment je regrette qu’il faille repositionner ailleurs : tout le monde associatif, tout l’événementiel, tout est annulé ou reporté. C’est très compliqué. En particulier pour les partenaires. Pour moi personnellement, c’est assez facile parce que c’est une action ponctuelle mais ceux qui vivent de ça, ça doit être très difficile. 

Percevez-vous des aides de l’État ? 

Pour ce type d’actions, moi je suis simplement défrayé des frais de déplacements pour aller sur les lieux. C’est une petite note de frais. Bon. Et ce n’est même pas essentiel pour moi. Je peux participer même sans remboursement de ces frais. Je l’aurai fait quand même. Cuges-les-pins c’est à 10km de chez moi, donc les frais je n’en ai pratiquement pas.

Comment croisez-vous votre travail avec celui des artistes ? 

Au mois d’août, Hendrick et moi sommes allés sur place avec le secrétaire de Polly Maggoo, Serge Dentin. Et on a fait une première visite. Et depuis l’hors, j’ai échangé plusieurs fois par mails ou par téléphone avec Hendrick pour discuter de nos recherches de documentation respective. Pour approfondir certains points et préparer la déambulation ensemble. Si ça avait eu lieu à cette période, on se serait vu sans doute le week-end dernier pour les derniers ajustements. Mais bon là comme c’est reporté au printemps, on a un peu plus de temps. 

C’est également la première année que je travaille sur ce projet avec Hendrick, bien que j’ai déjà eu l’occasion de le rencontrer dans le cadre académique il y a quelques années. Il participe à l’enseignement en sciences dans laquelle je travaille également, même si on ne fait pas les mêmes cours.

Parlez-nous de vos autres projets, notamment ceux de Ciné sciences 

Dans le cadre des festivals sur le cinéma scientifique, je suis régulièrement sollicité par Polly Maggoo pour participer à des débats publics sur des films qui sont montrés. En particulier quand ce sont des films qui mettent en scène certains aspects de science naturelle. Récemment on a eu des films sur les insectes et j’ai participé au débat avec les étudiants à ce sujet. C’était projeté début octobre à des étudiants qui sont en sciences naturelles. 

La collaboration formelle avec des artistes est assez exceptionnelle pour moi. Donc comme j’ai dit je collabore souvent avec Polly Maggoo. Et aussi avec une plasticienne avec laquelle je collabore régulièrement dans le cadre de l’enseignement à l’Université à la faculté de Sciences à Saint Charles. Mais tout c’est un autre cadre. Ici, Lecture par Nature c’était la première fois dans ce type d’activité. 

Un dernier mot pour la fin ?

Par essence, mon travail de scientifique, quand on rencontre le public, c’est beaucoup dans des occasions de sciences participatives, de journées portes ouvertes où l’on fait visiter les laboratoires ou bien on a une animation en extérieur à des occasions particulières de sciences. Mais c’est rarement dans le cadre d’un festival artistique comme celui de Lecture par Nature.   

Interview réalisée par Léa Diamantara, rédigée par Léa Diamantara.

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